Un film classique et un film d’animation du cinéma français au Trasnocho Cultural [es]

Le cinéma français au Trasnocho Cultural
Dans le cadre du cycle de Cinéma et Littérature et de la 8ème Fête du cinéma d’animation ANIMANDINO

Vendredi 27 octobre à 18h30
MELO d’Alain Resnais 4ème séance du cycle Cinéma et Littérature I
Présentation du film au public par José Pisano
Trasnocho Cultural, salle Paseo Plus 2

Le succès des romans et livres traduits à l’écran affiche l’inépuisable source d’inspiration que représente la littérature pour les scénaristes et réalisateurs.

MELO
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Réalisation : Alain Resnais
Scénario : Alain Resnais basé sur le roman de Henri Bernstein
Année : 1986
Durée : 1h52
Pays : France
Musique : Philippe Gérard
Photographie : Charlie Van Damme
Interprètes : Sabine Azéma, Fanny Ardant, Pierre Arditi, André Dussollier, Jacques Dacqmine, Hubert Gignoux, Catherine Arditi
Production : MK2 Productions / Films A2 / CNC
Distribution : Institut Français, Ambassade de France
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Synopsis
Pierre, célèbre violoniste, invite son ami, Marcel, à dîner et lui présente sa femme. Marcel et Romaine tombent immédiatement amoureux. Elle lui promet de quitter son mari à son retour mais a peur d’avouer son infidélité.
Prix
1986 : Prix David di Donatello : nommée aux oscars meilleure actrice étrangère (Sabine Azéma)
1986 : Prix César : 2 prix. 8 candidatures y compris meilleur film

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’MELO’ un exercice entre théâtre et cinéma

Le film d’Alain Resnais est une nouvelle version du célèbre ouvrage d’Henry Bernstein, une situation classique de triangle amoureux dont deux des protagonistes sont amis et musiciens, ce qui favorise le développement du drame et mène le spectateur sur le vif du sujet dès le début. Ce film de Resnais est d’un pragmatisme remarquable. À partir de conditions de travail très dures et particulières - trois semaines de tournage, un budget restreint - et d’un respect absolu au texte original et au montage d’une pièce de théâtre - les actes sont marqués par l’apparition d’un rideau -, le cinéaste développe un travail de mise en scène qui suppose une lecture différente de Bernstein, quelque chose qui se rapproche de la post modernité ou, mieux et plus pertinemment, qui suppose l’introduction de l’ironie et une prise de distance temporaire avec les péripéties amoureuses des acteurs.

Resnais s’amuse avec l’histoire, avec des situations qui sont à la limite du croyable, mais jamais avec les sentiments. Mélo est un film sur l’amour et surtout l’amour qui n’est pas partagé, précis, élégant, intelligent ; une véritable démonstration de ce que signifie être un artisan du cinéma - Resnais n’aime pas qu’on le signale comme auteur -, mais quelqu’un qui a fait de la mise en scène son métier et qui peut donner une interprétation à un texte suite à un travail de planification. En outre, les acteurs - Dussollier, Sabine Azema, Fanny Ardant, Pierre Arditi- sont formidables et tant la décoration comme la photographie sont remarquables.

Resnais se dissocie dès le début de la Nouvelle Vague par son refus des préceptes de réalisme à tout prix et à devoir filmer au milieu de décors naturels. Bien au contraire, il cultive un goût très poussé pour les artifices. En outre dans Mélo Resnais s’efforce de croiser théâtralité et cinéma, un aspect qu’il ne manquera pas de reproduire au cours de tous ses films successifs et en particulier à la fin de sa carrière. Cette affection pour l’artificiel est accentuée par les difficultés soulevées par Martin Karmitz, seul producteur à risquer le financement du film.

Samedi 28 octobre à 15h00
LA JEUNE FILLE SANS MAINS un film défi de l’Animation produit par un seul illustrateur
Un cadeau pour la Journée internationale de l’Animation 28 octobre 2017

La fête du cinéma animé a pour but de sensibiliser tous les publics à l’animation comme langage audiovisuel, et contribuer à la promotion des films et leurs créateurs. Son origine et son développement sont liés à la Journée internationale de l’animation, célébrée le 28 octobre en hommage à Emile Reynaud, pionnier du cinéma d’images dessinées et à l’occasion de sa première projection publique de dessins animés au musée Grévin à Paris, le 28 octobre 1892.

Séance unique samedi 28 octobre à 3:00pm dans la salle Paseo 2 du Trasnocho Cultural

LA JEUNE FILLE SANS MAINS
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Réalisation : Sébastien Laudenbach
Scénario : Sébastien Laudenbach (contes : Jacob Grimm, Wilhelm Grimm)
Année : 2016
Durée : 73 min
Pays : France
Musique : Olivier Mellano
Production : Les films Sauvages / Les films Pelléas
Distribution : Institut Français, Ambassade de France
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Basé sur un des contes le moins connu des frères Grimm, "La jeune fille sans mains" est une œuvre d’animation entre l’estampe et le théâtre des ombres, pleine de poésie, avec une utilisation fauviste des couleurs, des taches délicates et des traits sensibles qui rappellent la calligraphie japonaise.
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Synopsis
Par des temps difficiles, un conducteur de moulin vend sa fille au diable. Protégée par sa pureté elle échappe au diable, mais elle perd ses mains. Elle voyage loin de sa famille et rencontre à la déesse de l’eau, un gentil jardinier et le prince d’un château. Une longue traversée vers la lumière.

Prix
2016 : Prix Césars : nommé aux Césars comme meilleur film d’animation
2016 : Festival d’Annecy : distinction spéciale du Jury
2016 : Festival de Gijón : nommé meilleur film d’animation

Dernière modification : 27/10/2017

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