Trois conférenciers français ont participé 1er congrès vénézuélien d’océanographie [es]

Les chercheurs Sylvia Agostini, Paul-Antoine Bisgambiglia et Jacques Piazzola sont intervenus , à l’invitation de l’ambassade de France au Venezuela, lors du premier congrès vénézuélien d’océanographie, organisé à Cumana du 2 au 6 novembre 2015.

Organisé par l’Institut océanographique du Venezuela à l’occasion des 500 ans de la fondation de Cumaná, le premier congrès vénézuélien d’océanographie a lieu du lundi 2 au vendredi 6 novembre 2015 au centre culturel Luis Manuel Peñalver de l’universidad de Oriente (UDO). Inauguré par le maire de la ville, il a réuni 125 chercheurs, pour la plupart vénézuéliens, venus des principales universités du pays.
Premier du nom, ce congrès a permis d’aborder plusieurs thèmes liés à l’océanographie chimique, physique ou biologique mais aussi de parler de l’utilisation des ressources marines et du sous-sol marin, du développement durable, de l’environnement, du climat et de la législation. En complément des conférences, les participants ont assisté à la projection du film « Chacopatas, una historia de pepitonas ».
JPEG
Trois conférenciers français, invités par l’ambassade de France, sont intervenus :
-  Mme Sylvia Agostini, du laboratoire Stellamare de l’université de Corse a présenté « Etudes de la dispersion des larves de poissons des zones marines protégées de la région nord-ouest de la Méditerranée. » Ces études concernent surtout les réserves situées entre la Corse et la Sardaigne et montrent comment une partie des larves échappent, au cours de leur développement, à leur zone d’origine.
-  M. Paul-Antoine Bisgambiglia, professeur à l’université de Corse, directeur du laboratoire de recherche « Sciences pour l’environnement » a présenté un projet en cours intitulé : « Multi-modélisation et simulation à événements discrets appliqué au calcul du rendement maximum global pour une gestion durable des ressources halieutiques ». Il a expliqué pourquoi les modèles de gestion des ressources halieutiques généralement utilisés de par le monde devaient être adaptés dans le cas de la Méditerranée : bateaux de pêche plus petits que les bateaux-usines ; pêche non mono-espèce. La prise en compte de données biologiques et économiques dans les modèles mathématiques devient indispensable si on souhaite à la fois maintenir les ressources halieutiques et ne pas pénaliser les pêcheurs par des limitations trop fortes.
-  M. Jacques Piazzola, professeur à l’université de Toulon, membre de l’Institut méditerranéen d’océanologie (Marseille – Toulon) a donné une conférence intitulée « Sources et transport de l’aérosol en zone côtière et littorale ». Il a montré le rôle important que jouaient les aérosols dans le climat, à une échelle locale, en insistant sur les nombreuse incertitudes des modèles actuellement utilisés.
Parmi les interventions de chercheurs vénézuéliens, citons celle du professeur César Lodeiros sur l’histoire des huîtres perlières et sur ses propres travaux menés au Venezuela puis en Equateur. César Lodeiros a mis au point des méthodes de cultures adaptées à une race particulière d’huîtres, fréquentes au Venezuela (huître pinctada imbricata).
JPEG

Dernière modification : 11/11/2015

Haut de page