Exposition "Tesitura Musical" de l’artiste Helena Arellano Mayz [es]

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Découvrez ici le discours prononcé par Helena Arellano Mayz le 17 novembre à la Residence de France (version espagnole)

Helena Arellano a toujours cherché à mêler différents moyens d’expression artistique afin de révéler l’imperméabilité du sensible. Cette fois, elle invite la musique à envahir le territoire du visible (ou le contraire) : à travers "Tesitura musical", elle invite le spectateur à une expérience multiple, à découvrir les points de contact entre les phénomènes visibles, de l’espace, et invisibles, du temps.

Au lieu d’interpréter visuellement une construction musicale, comme le faisait Kupka par exemple, elle propose de pénétrer la structure intime de la musique. Ses partitions tissent le son de la couleur avec les tonalités de la gravure, dans le tempo régulier d’une trame de papier.

Au début, la pièce initiale de la série résonne en une combinaison de bandes de couleurs pures gravées de lignes rouges vibrantes, telles la voix humaine qui, porteuse de mots, vibre sur une note. Ensuite, Helena démonte et remonte ces bandes colorées/sonores pour créer une autre trame, plus complexe, et y ajoute une feuille de plastique elle-même gravée de lignes transparentes. L’ensemble forme une polyphonie inégale, où la voix principale se mélange à d’autres voix légèrement déplacées, qui se croisent et s’éloignent, formant une harmonie orthogonale qui parfois craque subtilement, telles les cordes vocales d’un orgue médiéval, dont les rythmes flexibles et énigmatiques semblent porter sur les rives d’un autre monde.

"Tessitura musical" est une tentative d’intériorisation du visible, pour le faire perdurer et résonner en sa propre absence.

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Helena Arellano Mayz

Helena Arellano Mayz est une maîtresse du trait, qui s’exprime dans ses compositions plastiques mais également en accord avec l’exercice de l’écriture. Elle est titulaire d’une Licence en Economie de Brown University (Etats-Unis), obtenue en 1985. En 1986 elle étudie la photographie dans l’Institut de dessin Neumann, aujourd’hui disparu, et entre 1995 et 1998 elle se dédie à l’étude approfondie de la psychologie à l’Institut C.G. Jung de Boston, pour ensuite se concentrer sur l’apprentissage des techniques d’impression en France : Ecole Estienne (gravure), Atelier de la Ville de Paris (gravure), Les Ateliers du Carrousel (dessin expérimental). A son retour au Venezuela, elle travaille à l’Atelier "Huella" et à l’Atelier d’Artistes Graphiques Associés, TAGA.

Elle a participé à divers salons, concours nationaux et expositions collectives tels que le Salon de la photographie du MACCSI (1986), le IVème Salon Pirelli (1999), le XXVème Salon d’Aragua (2000), la Biennale de miniatures graphiques Luisa Palacios (2003, 2004, 2005, 2006), a obtenu le Prix CAF (2008). Elle a présenté sa récente exposition "Trazos y trazas" à la galerie GSiete en 2012. De même, elle a présenté un ensemble de collages pour la Sonate de Rubén Darío aux Editions Camelia en 2006, et sa collection "Mélodie a trois voix" à la Salle Alternative Elvira Neri (2002).

Elle a débuté une carrière d’écrivain avec la publication d’un roman de fiction ”¿Murciélago o Mariposa ?” en 2005, et a depuis publié plusieurs œuvres : "Arandelas de Humo" en 2006, "A Dos Manos” en 2009, ”Lances, lunares y luces” en 2010.

Dernière modification : 22/11/2012

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