Mission scientifique franco-vénézuélienne sur l’Orénoque (5-10 mai 2016) [es]

JPEG

L’institut de Recherche pour le Développement (IRD), le laboratoire Géosciences et Environnement de Toulouse (GET), l’Instituto Venezolano de Investigación Científica (IVIC) et l’Instituto de Mecánica de Fluidos (IMF) de l’université centrale du Venezuela mènent des études conjointes dans le cadre d’un projet de coopération ECOS Nord.
Il s’agit de conduire des études hydrosédimentaires, morphodynamiques et géochimiques dans le cadre de la frange de développement pétrolier de l’Orénoque, d’évaluer les impacts sur la navigation fluviale et de comparer le fonctionnement de ce fleuve avec ceux (Maroni et Oyapock), qui drainent tous le bouclier guyanais.

Lors de la mission qui s’est déroulée du 6 au 10 mai 2016, les scientifiques ont travaillé sur deux séries de mesures, en deux lieux différents. Sur l’Orénoque, le Dr Alain Laraque (IRD-GET) et l’ingénieur Bartolo Castellanos (IMF/UCV) ont effectué des mesures bathymétriques au voisinage de Ciudad Bolivar, grâce à l’appui logistique de la Marine vénézuélienne qui a fourni un hors-bord et son équipage. Ces mesures réalisées par écho-sondeur et GPS différentiel et répétées d’un jour à l’autre, permettent de connaître le relief du fond du fleuve et son évolution au cours du temps. Malheureusement, à la suite d’un problème de connexion avec un appareil utilisant l’effet Doppler, il n’a pas été possible d’effectuer de mesures de débit de l’Orénoque. Enfin le prélèvement d’échantillons des eaux du fleuve et leur analyse ultérieure en France permettront, entre autres, d’évaluer la contamination qui résulte notamment de l’importante exploitation minière de la région de l’Orénoque.

Une autre équipe composée notamment du Dr. Juan Alfonso et de l’ingénieur Yaneth Vasquez de l’IVIC, a prélevé 2 carottes de 2 m de long dans les alluvions au fond du lac Mamo, en rive gauche entre Ciudad Bolivar et Puerto Ordaz. Les analyses ultérieures des échantillons prélevés (physique, chimique, minéralogique, isotopique, radio-isotopique et leur datation) permettront de se faire une idée de l’évolution du climat de cette région à l’échelle de quelques milliers d’années.

Cette mission sur le terrain avait pour but principal de collecter des données pour alimenter les thèses de 4 doctorants associés à ce projet ECOS-Nord, dont 3 Vénézuéliens (1 du CPDI, 2 de l’IVIC) et une Guyanaise.

Dernière modification : 03/06/2016

Haut de page