Mardi Gras sera un "Jour de fête" au Centre culturel Los Galpones [es]

Jacques Tati, roi de la comédie à la française et pionnier du cinéma moderne
Mardi 13 ne doit pas être une date nécessairement terrifiante, ça peut également être une journée agréable avec le cinéma amusant de Jacques Tati, précurseur et génie de la comédie.

La projection est prévue ce Mardi 13 février à 15h00 dans le hangar 17 du centre d’art Los Galpones
JPEG

Avec « Jour de fête » Jacques Tati commence une brillante carrière tant au niveau du public (le film débute à l’international avec une grande visibilité et fait de Tati un personnage populaire) comme au niveau de la critique. Tati fait appel aux personnages des grands pionniers du cinéma muet américain (Keaton, Chaplin, Lloyd, Sennet) en y ajoutant son expérience personnelle en tant que mime et surtout sa vision très scrupuleuse des comportements humains. Avec « Jour de fête » sont déjà appréciables deux des sujets qui feront partie de la cinématographie du réalisateur français : le choc entre la tradition et la modernité surtout du point de vue technologique, ici représenté par la préoccupation de François vis-à-vis de l’évolution des facteurs américains ; et comment ce croisement de routes provoque une croissante déshumanisation dans nos relations.

Jour de fête
JPEG

Année : 1949
Durée : 1h21min.
Pays : France
Réalisation : Jacques Tati
Scénario : Jacques Tati, Henri Marquet, René Wheeler
Musique : Jean Yatove
Photographie : Jacques Sauvageot (B&W)
Interprètes : Jacques Tati, Santa Relli, Guy Decomble, Paul Frankeur, Maine Vallee, Roger Rafal
Production : Panoramic Films
Genre : Comédie | Vie rurale
JPEG

Synopsis
Des forains s’installent dans un calme village. Parmi les attractions se trouve un cinéma ambulant où le facteur découvre un film documentaire sur ses collègues américains. Il décide alors de se lancer dans une tournée à "l’américaine".

1949 : Festival de Venise : Nommée au Lion d’or comme meilleur film

Jacques Tati, Roi du high-tech
JPEG

Dès "Jour de fête", son premier long-métrage, Jacques Tati tente de repousser les limites techniques en expérimentant un prototype de caméra, le Thomsoncolor, qui est au Technicolor ce que le Laserdisc est au DVD. Un procédé révolutionnaire, mais un flop économique : il est trop onéreux de tirer la pellicule. Heureusement, Tati se couvre en tournant simultanément avec une caméra classique en noir et blanc. C’est sous cette forme que "Jour de fête" sort en salles en 1949 – la version couleur ne verra le jour qu’en 1995...

Dernière modification : 07/02/2018

Haut de page