Libye : déclarations du porte-parole du MAEE

JPEG

Paris, le 30 mars 2011

Au point de presse de ce jour, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères et européennes a fait les déclarations et a répondu aux questions suivantes :

- Question - Pourquoi le dit "Conseil national de transition", opposé au régime de Kadhafi, n’a pas été autorisé à assister à la rencontre du groupe de contact, pourtant cette réunion était sensée débattre de l’avenir du pays ?

Est-ce qu’on peut considérer que la Libye est déjà sous tutelle ?

Quoi qu’on dise le Qatar et les Emirats arabes unis sont les seules parties arabes qui participent (de façon très modeste) à l’effort militaire. Pouvez-vous nous donner la liste des pays arabes ayant assisté à la réunion du groupe de contact à Londres ?

Ne pensez-vous pas que l’absence de plusieurs pays arabes dont l’Egypte et l’Algérie (grands voisins de la Libye) ayant décliné l’invitation à s’associer au groupe de contact (le secrétaire général de la Ligue arabe ayant été absent de même que le secrétaire général de l’Union africaine) commence à peser sur cette entreprise ?

Réponse - Je vous rappelle que le ministre d’État, de même qu’un certain nombre de ses homologues, s’est entretenu hier à Londres avec les dirigeants du Conseil national de transition.

Depuis le début de la crise en Libye, les pays arabes ont joué un rôle
essentiel, d’abord en accueillant, je pense en particulier à la Tunisie et à l’Égypte, des dizaines de milliers de réfugiés fuyant les massacres
perpétrés par Kadhafi. Ensuite, en prenant une position politique ferme et claire en suspendant la Libye de la Ligue arabe, en soutenant la suspension de la Libye du Conseil des Droits de l’Homme des Nations unies à Genève et en appuyant les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies.

Depuis le vote de la résolution 1973, à laquelle le Liban a contribué
activement notamment en la co-parrainant, plusieurs pays arabes se sont portés volontaires pour participer aux décisions de mise en œuvre de la résolution 1973.

Le Qatar et les Émirats arabes unis ont été parmi les premiers États à
notifier au Secrétaire général des Nations Unies qu’ils contribueraient aux opérations militaires, conformément aux obligations fixées par la résolution 1973. Ils étaient naturellement représentés à la réunion des contributeurs qui s’est tenue hier à Londres. Les Émirats arabes unis et le Qatar apportent une contribution décisive à l’effort de la coalition, saluée par le communiqué final de la conférence de Londres. Comme vous le savez, les forces aériennes du Qatar et des Émirats arabes unis sont engagées au sein de la coalition et les pilotes qatariens conduisent avec nos pilotes des missions conjointes.

La conférence de Londres hier a réuni près d’une quarantaine de participants et d’organisations internationales (Nations unies, Ligue arabe, Union européenne, Organisation de la conférence islamique...). Parmi les acquis de cette conférence figure la création du groupe de contact dont la France se réjouit que la prochaine réunion se tienne au Qatar.

Enfin, permettez-moi de souligner combien la participation des pays arabes à la conférence de Londres a été significative et importante. Le Qatar, les Emirats arabes unis, la Jordanie, le Maroc ont joué un rôle de premier plan à cette occasion.

La situation actuelle ne correspond en rien à l’exercice d’une tutelle :
l’effort mené actuellement par l’ensemble de la communauté internationale vise à protéger le peuple libyen des exactions commises par M. Kadhafi.

Comme nous avons déjà eu l’occasion de le détailler, la mise en œuvre de la résolution 1973 fait l’objet d’une information régulière au Secrétariat général des Nations unies.

- Q - L’amiral américain James Stavridis, commandant en chef des forces
alliées en Europe évoque les signes d’une présence d’Al-Qaïda ou du
Hezbollah libanais parmi l’opposition libyenne pouvez-vous confirmer cette présence ? Et qu’elles peuvent être les conséquences sur votre collaboration avec les rebelles ?

R - Nous n’avons pas d’éléments qui nous permettent de confirmer ou
d’infirmer cette information.

Dernière modification : 09/04/2011

Haut de page