Libye : déclarations du porte-parole du MAEE [es]

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Paris, le 07 mars 2011

Au point de presse de ce jour, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères et européennes a fait les déclarations et a répondu aux questions suivantes :

Libye – Point sur l’aide humanitaire française

Le pont aérien Djerba-Le Caire, mis en place par le Centre de crise du ministère des Affaires étrangères, a permis d’évacuer à ce jour environ 3.711 Égyptiens à l’aide de 21 rotations aériennes. Des agents du Centre de crise, une équipe médicale de la Croix-Rouge et de l’EPRUS assurent la prise en charge logistique et médicale des Égyptiens embarqué à bord des avions.

Le bâtiment de projection et commandement (BPC) Mistral est arrivé en Tunisie. Le déchargement de ses 51 tonnes de fret humanitaire est en cours, destinés aux réfugiés du poste frontière de Ras Jédir. Ces dons, qui répondent aux besoins en eau, couvertures, bâches, jerricanes et citernes, nourriture, proviennent du ministère des Affaires étrangères et européennes, du Secours islamique français, de la région Provence Côte d’Azur, laquelle a rassemblé de nombreux dons d’acteurs locaux dont la Croix-Rouge Française et de la Banque alimentaire du Var.

Le Centre de crise a engagé une opération d’assistance humanitaire à destination de l’Hôpital central de Benghazi dès dimanche 27 février. La mission est composée d’agents du CDC, de personnels médicaux de la Sécurité civile, d’ONG et de 5 tonnes de matériel médical est opérationnelle depuis vendredi 4 mars au matin.

Je vous rappelle qu’en réponse à l’appel à la solidarité lancé le 2 mars par le Haut commissariat pour les réfugiés aux Nations unies (HCR) et l’Organisation internationale pour les Migrations (OIM), la France a décidé d’allouer au HCR une somme de 500 000 euros pour appuyer les programmes d’assistance à ces populations.

- Question 1 - Où en est-on des efforts franco-britanniques pour parvenir à une résolution rapide du conseil de sécurité instaurant une « no fly zone » ? M. Juppé avait espéré un travail rapide pour parvenir à un résultat ? Quelles sont les prochaines consultations programmées ?
- Question 2- M. Amr Moussa a-t-il assuré M. Juppé d’un soutien clair de la Ligue arabe à une « no fly zone » ?
- Question 3- Est-ce que d’autres alternatives sont sur la table, comme le bombardement des bases aériennes, que souhaitent certains insurgés ?
- Question 4- La France, qui a reconnu le Conseil national libyen, prévoit-elle d’envoyer une mission diplomatique à Benghazi, pour étudier les demandes des insurgés, notamment sur un éventuel soutien militaire et logistique ?
- Question 5- La mission du Mistral, qui arrive au large des côtes de Tunisie, va-t-elle être redéfinie en coordination avec les autorités tunisiennes et égyptiennes, dans la mesure où il n’y aurait pas de candidats pour regagner l’Egypte par la mer ?

Réponse - Face à la crise que traverse la Libye, des travaux d’anticipation sont en cours dans toutes les enceintes concernées. Nous évaluons toutes les options pour être en mesure de faire face à l’évolution de la situation sur le terrain. Nous souhaitons tout mettre en œuvre pour contribuer à la sortie de crise en Libye. Nous conduisons ces travaux en étroite coordination avec tous nos partenaires, les pays concernés, et l’ensemble des instances internationales et régionales.

M. Moussa a confirmé le soutien de la Ligue arabe à une zone d’exclusion aérienne.

Je vous renvoie par ailleurs aux déclarations de la Ligue arabe des derniers jours.

S’agissant de votre quatrième question, Alain Juppé s’est entretenu samedi matin avec Abdel Fattah-Younis du Conseil national libyen.

Sur votre cinquième question, nous évaluons la situation et les besoins en temps réel. Je vous renvoie par ailleurs à la déclaration que je viens de faire sur l’aide humanitaire d’urgence française.

Dernière modification : 24/03/2011

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