Libye : déclarations du porte-parole du MAEE [es]

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Paris, le 04 mars 2011

Au point de presse de ce jour, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères et européennes a fait les déclarations et a répondu aux questions suivantes :

- Question - A quel niveau et dans quel cadre se fait la réflexion au sujet de la zone d’exclusion aérienne ? L’OTAN ou l’ONU ?

Réponse - Elle se fait à différents niveaux. Je pense que la rencontre hier au Quai d’Orsay de M. Juppé et de son homologue britannique M. Hague rentre aussi dans ce cadre-là. Par rapport à ce qu’a dit M. Juppé hier sur ce sujet-là, je n’ai pas d’autres éléments.

- Q - Je voulais savoir le jour où cette zone d’exclusion sera instaurée. Est-ce qu’il y a besoin d’une décision de l’ONU pour qu’elle puisse avoir lieu ou pas ?

R - Nous l’avons toujours dit. M. Juppé l’a dit à l’Assemblée nationale mercredi après-midi.

- Q - Et à propos de la proposition de Chavez concernant la Libye, avez-vous quelque chose à dire ?

R - Au point de presse hier après-midi avec William Hague, M. Juppé a eu la question sur M. Chavez et a notamment répondu : « toute médiation visant à permettre au Colonel Khadafi de se succéder à lui-même n’est évidemment pas la bienvenue. »

- Q - Dans la mesure où des bombardements se poursuivent en Libye, est-ce que la France a demandé des réunions rapides dans le cadre de l’ONU, du Conseil de sécurité, dans le cadre de l’OTAN, parce que M. Juppé a parlé hier d’une action possible dans les prochains jours ?

R - Au sujet des bombardements M. Juppé a dit hier : « c’est la raison pour laquelle la France a approuvé le projet de l’OTAN de planifier l’établissement d’une zone d’exclusion en Libye. Nous sommes ouverts à cette idée, nous travaillons avec nos partenaires. »

- Q - Des chefs de tribus libyens sont intervenus dans les médias arabes ces trois derniers jours en particulier, et notamment depuis l’annonce mesurée d’une éventuelle intervention militaire. Ces chefs de tribus avaient tous pratiquement dit leur refus d’une telle initiative qui viendrait de l’extérieur des frontières libyennes. Est-ce que la France est attentive aux déclarations de ces chefs de tribus ? Comment les avez-vous perçues  ?

R - De manière générale, nous sommes très attentifs à tout ce que peuvent dire les Libyens, comme nous sommes attentifs également à ce que dit la Ligue arabe, ce que dit l’Organisation de la conférence islamique, à ce que peuvent dire tels ou tels pays voisins. C’est pour cela que M. Juppé au cours des derniers jours, sur cette question a toujours rappelé combien il était important de capter, de recevoir, d’intégrer dans les travaux en cours et dans la réflexion l’opinion des acteurs arabes, à commencer par les Libyens. Il y a débat. Il est important de travailler là-dessus, c’est ce que MM. Juppé et Hague ont rappelé hier, comme il est important également de considérer tous les paramètres d’analyse dans le cadre du travail qui est mené actuellement. Il faut par ailleurs également être très attentif aux initiatives que peut prendre M. Khadafi et à la répression qu’il continue d’exercer sur son propre peuple.

Dernière modification : 24/03/2011

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