La Coopération audiovisuelle française au travers de ses activités de formation [es]

La Coopération audiovisuelle française au travers de ses activités de formation

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La coopération lancée il y a maintenant 20 ans entre la France et le Venezuela dans le domaine audiovisuel a recueilli des succès particulièrement remarquables au cours des derniers mois. En effet, depuis le début de l’année, 4 films qui ont participé à différents appels à candidatures organisés par cette Ambassade ont été sélectionnées pour participer à d’importantes manifestations cinématographiques internationales.

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Nous pouvons commencer par citer le plus récent projet de film de la vénézuélienne Virginia Urreiztieta ; "Profond", qui faisait parti du dernier atelier de formation franco-andin d’écriture de scénario qui a eu lieu dans les locaux du CNAC du 14 au 17 novembre 2016 dirigé par Isabelle Huige, chef de programmation de l’unité fiction de la chaîne de télévision franco-allemande Arte. Ce projet de film vient d’être sélectionné pour participer dans la 15e édition des cours de développement de projets cinématographiques ibéro-américains avec 22 autres concurrents. Les cours auront lieu à Madrid du 9 octobre au 17 novembre 2017 à la Fondation SGAE, où il est en outre prévu d’effectuer un « pitch » de présentation face à des producteurs et des agents culturels intéressés par les nouvelles propositions cinématographiques ibéro-américaines.

En 2010 Isabelle Huige avait déjà dirigé un premier atelier professionnel à Caracas avec á l’étude 7 projets sélectionnés ; deux de ces projets sont devenus des films qui ont connu un vrai succès :
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- "La maison de la fin des temps" d’Alejandro Hidalgo (2013), premier film d’horreur vénézuélien, il est resté 42 semaines au box-office des salles vénézuéliennes avec une distribution internationale dans plus de 33 pays. Ce film vient d’être acheté par la maison de production Good Fear et le studio New Line Cinema pour un remake made in USA.

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- "Dauna, ce que porte le fleuve" de Mario Crespo (2015), après une première mondiale au Festival international du film de Berlin, cette production a également été présentée dans plusieurs festivals internationaux dont celui de Huelva, à Sao Paolo et à Montréal. En outre le film a été sélectionné pour représenter le Venezuela aux prix Goya et aux Oscars.

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Le deuxième film à considérer a été sélectionné à la Semaine de la Critique du Festival de Cannes au mois de mai dernier parmi 1.250 inscrits : il s’agit du premier film de Gustavo Rondón « La famille » (2017). « La famille » a fait parti de l’atelier de développement de projets Produire au Sud chapitre Caracas du 17 au 21 juin 2013. Le succès de ce workshop régional a bénéficié de l’appui du CNAC et de l’expérience professionnelle des organisateurs de Produire au Sud du Festival de Nantes. Cet atelier a compté sur la participation de 6 enseignants avec à l’étude 7 projets de films, dont 3 vénézuéliens.

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Les 3 projets vénézuéliens présentés à Produire au Sud ont maintenant été produits et connaissent chacun un parcours enviable ; outre "La famille", il y a le film de Rober Calzadilla "El Amparo" (2016), présenté au Latin American Film Festival de Washington, et aux Nouveaux Horizons latins du Festival de San Sebastian, il a aussi remporté le Prix du public au Festival de Biarritz. Et finalement "Les mauvaises eaux" de Sergio Marcano (2014), premier film du cinéaste qui a été présenté au 29° Festival de cinéma de Guadalajara au Mexique.

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Le troisième film est un court métrage vénézuélien de fin d’études qui a gagné en février le premier prix du concours franco-vénézuélien de courts métrages "A corto plazo 2017". Il s’agit de "La culpa, probablemente" de Michael Labarca (2016), qui a remporté la troisième place de la section Cinéfondation au dernier Festival de Cannes. La sélection comprenait 18 étudiants de cinéma sélectionnés parmi 2.350 candidats en provenance de 548 écoles du monde entier.

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L’année précédente un autre court métrage vénézuélien qui avait gagné le premier prix du concours national de courts métrages "A corto plazo 2016" a également été sélectionné à la compétition Cinéfondation du Festival de Cannes ; il s’agissait du film "Anfibio" d’Hector Silva Nuñez (2015). Ce court métrage vénézuélien, sélectionné parmi 1.600 projets en représentation de plus de 300 écoles de cinéma du monde entier, faisait parti des 17 films sélectionnés de cette 18ème édition de "CinéFondation".

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Enfin, le quatrième film qui a participé à un atelier au Venezuela et qui a bénéficié de cette expérience pour gagner un nouveau défi est le film colombien "Candelaria" de Jhonny Hendrix Hinestroza. Il s’agissait d’un atelier franco-andin dédié à la production et organisé conjointement avec le Festival de Toulouse qui a eu lieu à l’occasion du 8ème Festival du Cinéma latino-américain et des Caraïbes de Margarita FILMAR 2015. A cette occasion c’est la productrice Claudia Arango qui a participé en représentation du film. Suite aux recommandations des quatre instructeurs et les corrections pertinentes, le réalisateur colombien Jhonny Hendrix Hinestroza a inscrit son film « Candelaria » à la Mostra de Venise. A présent il est invité avec son film aux « Journées des auteurs » de Venise, section autonome de la Mostra vénitienne, adressée au cinéma novateur et les productions indépendantes. Douze films sont en compétition pour gagner le prix « Journées des auteurs », qui sera accordé par un jury de 28 jeunes cinéphiles.

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Depuis ce remarquable Atelier de développement de projets documentaires organisé conjointement avec les ateliers Varan en décembre 2002 dans la ville de Mérida avec la participation de 12 jeunes vénézuéliens jusqu’aux derniers ateliers en date organisés par l’ANAC à l’occasion du concours national des courts métrages "A corto plazo 2017" en février dernier, l’Ambassade de France a organisé et encouragé au Venezuela plus de 25 ateliers de formation et 15 concours cinématographiques. Les résultats obtenus à la suite de ces exercices de formation et des différents concours compétitifs au profit du talent constituent une des démarches les plus utiles et à la fois les plus satisfaisantes de la coopération culturelle franco-vénézuélienne.

Toutes ces activités de coopération ont été possibles grâce, du côté français, à l’apport du Ministère des affaires étrangères, à l’Institut Français et à l’Alliance française, et, du côté vénézuélien, au soutien du CNAC (Centre National Autonome de Cinéma) et à l’ANAC (Association Nationale des Auteurs Cinématographiques). Nous remercions en temps voulu la collaboration toujours franche et affable du Lycée français de Caracas, du Centro de Diseño Digital, de l’Université Centrale du Venezuela et de l’École Nationale de Cinéma.

Dernière modification : 09/08/2017

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