Journée Internationale des Droits de l’Homme [es]

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Mexico, le 10 décembre 2010

A l’occasion de la célébration de la Journée Internationale des Droits de l’Homme le 10 décembre, la France entend rappeler son engagement de longue date et ses actions concrètes au niveau national, européen et international en faveur de la promotion et de la protection des droits humains. Comme le souligne François Zimeray, Ambassadeur de France pour les Droits de l’Homme : « Si la France s’engage dans le combat pour les Droits de l’Homme, c’est avec l’obsession de servir les principes attachés à son nom comme les intérêts des enfants, des femmes et des hommes qui placent en elle leur espérance ».

1) Cadres et enjeux de l’engagement français

La France a centré sa politique internationale et ses projets de coopération sur plusieurs domaines prioritaires, que sont les droits des enfants, les droits des femmes, la liberté d’expression, la lutte contre l’impunité et le soutien à la justice pénale internationale, la lutte contre la peine de mort et contre la torture, la condamnation des disparitions forcées, le soutien aux défenseurs des Droits de l’Homme, la lutte contre la traite des êtres humains et la lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre.

Grâce à son important réseau diplomatique, qui compte 160 ambassades, 632 sections consulaires et consulats honoraires et près de 200 centres culturels de par le monde, la France peut agir à plusieurs échelles pour défendre ces thématiques. De fait, des « pôles gouvernance » prenant en charge les priorités établies en matière de promotion des Droits de l’Homme ont progressivement été installés dans les ambassades. Enfin, la France entend jouer un rôle de médiateur et de facilitateur auprès des ONG pour leur permettre d’accéder à des financements internationaux et européens.

2) Des avancées et des actions concrètes

« Si l’on devait résumer en un minimum de mots le sens de l’action de la France en matière de Droits de l’Homme, je dirais qu’elle consiste à transformer les Droits de l’Homme en droits, c’est-à-dire passer de l’idéal invoqué à la norme appliquée », déclare M. Zimeray. Ces dernières décennies, la France n’a pas hésité à défendre politiquement ses valeurs en matière de Droits de l’Homme, en promouvant et en ratifiant des traités et conventions internationales. Cet engagement politique s’est surtout traduit en actions concrètes, puisque la France a impulsé un grand nombre de projets de coopération et soutenu maintes initiatives nationales, européennes et internationales.

La défense des droits des femmes est l’une des priorités de la France qui, dès 1984, a ratifié la Convention des Nations Unies pour l’élimination de toutes formes de discriminations à l’égard des femmes. Plus récemment, en décembre 2008, la France a adopté les Lignes directrices de l’Union européenne sur les violences faites aux femmes. Sur le plan national, la diplomatie française a instauré depuis quelques années une plate-forme « Egalité femmes-hommes et développement ».

L’engagement de la France en faveur des droits des femmes s’est aussi traduit en actions concrètes. Depuis 2004, le Ministère des Affaires Etrangères et Européennes (MAEE) a mis en place un partenariat avec UNIFEM (Fonds de développement des Nations Unies pour les Femmes) pour la promotion et la protection des droits des femmes dans le monde arabe. En 2010, le MAEE a mis en place un projet d’un montant d’1,5 millions d’euros pour lutter contre les violences faites aux femmes en Afrique sub-saharienne et dans le monde arabe.

Pour plus d’informations : politique française en matière de défense des droits des femmes (en français)

La protection de l’enfance dans les conflits armés est également fondamentale dans l’action extérieure de la France en matière de protection des Droits de l’Homme. Notre pays joue d’ailleurs un rôle actif au sein du Groupe de travail du Conseil de Sécurité sur les enfants dans les conflits armés, depuis sa création en 2005. En juin 2010, le France a signé, avec six États africains (Cameroun, Niger, Nigeria, République centrafricaine, Soudan, Tchad) et les États-Unis, la Convention de N’Djamena, par laquelle les signataires s’engagent à garantir qu’aucun enfant de moins de 18 ans ne prenne part à des hostilités et à mettre en place une stratégie de lutte contre la prolifération et la détention d’armes légères par les enfants.

D’autre part, depuis 2008, la France a consacré 2 millions d’euros, en partenariat avec des ONG françaises et internationales, pour le soutien d’un projet pluriannuel de coopération visant à améliorer la protection des enfants dans les conflits armés des régions de l’Afrique des Grands Lacs et de l’Afrique Centrale et de l’Est.

Pour plus d’informations :politique française en matière de protection des droits des enfants (en français)

De nombreuses autres actions internationales ont été menées par la France dans des domaines de première importance.
Par exemple, depuis 2003, le MAEE travaille avec la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH) dans le cadre de programmes visant à protéger les défenseurs des Droits de l’Homme menacés ou des associations qui sont la cible de la répression.

En 2009, la France a créé un fonds de soutien international pour financer des projets visant à lutter contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et l’identité de genre.
Notre pays a également organisé en 2009 à Dakar une session de formation pour renforcer les capacités des juristes et des décideurs d’Etats parties à la Cour Pénale Internationale (CPI). Depuis plusieurs années, le MAEE participe à l’organisation de séminaires de sensibilisation sur la justice transitionnelle à destination des professionnels.

En 2010, le MAEE a cofinancé un projet de prévention des risques de la traite de personnes liés à la migration des mineurs en Bosnie-Herzégovine.

3) Les sept engagements de la France pour les Droits de l’Homme

Engagement n° 1
Promouvoir les Droits de l’Homme de manière transversale dans l’ensemble des secteurs de la coopération française (conformément aux stratégies adoptées en matière de gouvernance démocratique – décembre 2006 – et de genre – 2008).

Engagement n° 2
Concentrer l’action publique de la France sur les priorités de la politique française de coopération en matière de Droits de l’Homme : protection des droits des femmes et lutte contre les violences faites aux femmes, protection de l’enfance dans les conflits armés, lutte contre l’homophobie et la transphobie, lutte contre l’impunité et les disparitions forcées, protection des défenseurs des Droits de l’Homme.

Engagement n° 3
Renforcer le partenariat multilatéral, en s’assurant que les actions françaises nourrissent les efforts de l’Union européenne dans le cadre d’un dialogue de qualité avec les organisations de la société civile (financement de l’Instrument européen à la démocratie et aux Droits de l’Homme).

Engagement n° 4
Promouvoir les formations en matière de Droits de l’Homme dispensées par les centres universitaires (IIDH) ou professionnels (CISAP de l’ENA).

Engagement n° 5
Accompagner les efforts et les actions des organisations régionales, par un dialogue politique et la mise à disposition d’assistance technique de courte et de longue durée, notamment à vocation régionale.

Engagement n° 6
Renforcer les échanges avec les organismes privés et les fondations afin de mieux faire connaître la coopération française et de récolter des fonds.

Engagement n° 7
Développer des outils de formation à destination du personnel diplomatique et de coopération (points focaux Droits de l’Homme) et valoriser les actions de coopération développées par les ambassades.

Source : La gouvernance démocratique et les Droits de l’Homme Fuente

Dernière modification : 14/12/2010

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